PHOTOS OFFICIELLES DE L'ANNÉE

Dimanche 12 mai 2019

Un grand rendez-vous tôt 8h15 avec le soleil comme éclairage pour une photo officielle et remerciement à notre sponsor Intermarché. Un grand merci à Monsieur Aurélien MALLIET gérant du magasin pour son accueil.

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Samedi 18 mai

Sortie de 115km dans le Pays d'Auge


Jeudi 16 mai

Sortie Cany - 23 cycles ACTM dont 4 de l'ASTAF pour un parcours de 120km.


Camino francès

Bon Camino ,de Saint Jean pied de Port à Carrion de los Condes

J’avais choisi le mois d’avril pour débuter Compostelle à vélo, par le camino Francès. A la faveur d’échanges  avec des voyageurs, j’avais en effet découvert qu’il était possible de le réaliser à vélo et cela m’a tout de suite séduit. Arrivés en fin d’après midi le 14 avril dernier, à Saint Jean Pied de Port,  baignée de la lumière douce d’une belle fin de journée de printemps, idéal pour commencer à s’imprégner de l’esprit « compostelle » !

 Parce que cette randonnée ne peut être assimilée à une autre! Je vais découvrir qu’elle dispose en effet non seulement d’un rayonnement international aussi surprenant que conséquent, je vais discuter avec un australien, faire route avec un cycliste irlandais, et une suisse allemande, échanger avec un couple belge et leur petit garçon, des marcheuses coréennes, des marcheurs japonais…. Compostelle revêt, à mon sens, quoi qu’on en dise, une indéniable dimension spirituelle. A la pratiquer, elle va se révéler multiforme, multireliefs, je vais la  découvrir fatigante physiquement. Formidable lieu d’échanges et de partage, elle se fait fi des différences, et accueille quiconque osant y mettre les pieds, bien qu’elle sache  infliger ses stigmates douloureux aux plus imprudents, aux plus prétentieux. Ce chemin  là vous emmène sans cesse vers la réflexion, un incroyable état d’esprit de bienveillance et de sérénité y flotte. C’est aussi un parcours riche en patrimoine, un parcours européen culturel (c’est écrit partout, on se sent très européen pour le coup !).

La cycliste que je suis retiendra la complexité et la densité des nœuds routiers aux abords des villes, opportunément évités en rejoignant le chemin des randonneurs à pied, jamais très éloigné, quitte à attraper mon vélo et passer par-dessus la glissière de sécurité pour rejoindre le chemin pédestre en contrebas (A Locrono, c’est du vécu !).  La signalisation du Camino (le chemin de compostelle) n’est pas optimale pour les vélos, surtout en milieu urbain (je n’avais pas de GPS !) mais je dois signaler l’extrême bienveillance de chaque espagnol (ou pas que) à qui vous demandez votre chemin, toutes générations et toutes catégories socio professionnelles confondues. Et ils terminent toujours en vous souhaitant bonne route, bon camino !

Pour éviter un récit fastidieux, je choisis de ne citer que  quelques souvenirs ou faits marquants de cette aventure ; les routes nationales magnifiques ou je roule quasiment seule, car l’autoroute voisine est gratuite, Santo Domingo de la Calsada et sa cathédrale aux mosaïques époustouflantes qui abrite son insolite couple de volailles vivantes, le superbe cloître de Najera et le retable de son église, la difficile montée après Santo Domingo avec mon camarade irlandais (very tough selon lui)

Au petit matin, c’est un flot impressionnant de piétons  randonneurs qui s’élance sur le chemin, le cycliste est plutôt tranquille, voire plutôt seul! Notez que les véhicules sont particulièrement vigilants aux vélos, je ne me suis pas sentie en danger, les routes laissent  souvent un espace suffisant aux vélos en bordure.

Je veux encore évoquer les pistes cyclables parfaites de Burgos, les parcs et jardins immenses en périphérie des villes que le camino fait fort agréablement traverser aux vélos (Pampelune, Locrono, Burgos..).

Comment ne pas se souvenir de la saveur des fraises de Navarette, la douceur des oranges de Burgos, le très bon café « américano » (j’assume mon jugement de valeur !).

Une météo capricieuse à partir de Carrion de los Condes (après 400km de parcours), m’incite à ne pas prolonger mon circuit, après tout, rien ne m’oblige à terminer le camino maintenant. Et je dois même reconnaître que l’idée d’y retourner me plaît beaucoup…

Comment ne pas être enchanté de tous ces paysages variés en couleurs et en relief qui se succèdent au fil du parcours !

Même si vous ne venez rien chercher de particulier sur les chemins de Compostelle, vous y trouverez pourtant de vraies richesses, du contact humain, du courage, de l’endurance, de la diversité, de la fierté, de l’émerveillement …Et bien, allez y !

Bien à vous,

Brigitte