Ma (presque) étape du tour 2017

Cette année, la cyclo sportive « l'étape du tour » avait pour cadre les Alpes du Sud du côté de  Briançon, étape que les pros du 

Tour de France allaient emprunter quatre jours plus tard. Le parcours nous emmenait de Briançon au col de l'Izoard en passant par Embrun , le lac de

Serre - Ponçon, le col de Vars, Guillestre, la vallée du Guil et pour finir l'ascension du col d'Izoard soit 3800 m de dénivelé positif et 182 km.

 

Je me retrouve donc le 16 juillet au départ de l'étape du tour à 08h15  bien calé dans le sas 10 (15 sas de départ d'environ 1000 coureurs), sans prétention et avec l'unique ambition de finir le parcours. Avec mes 3000 km de préparation ainsi qu'un stage de 4 jours dans le Cantal avec les gars du club et notre gourou Hervé, je pense être armé pour affronter les 182 km du parcours. Je m' élance vers Embrun sur une route très large qui permet de rouler dès le départ à une bonne allure. Le parcours est très vallonné et c'est une succession de faux plat, côtes et descentes pour atteindre le lac de Serre -Ponçon et poursuivre sur la côte des demoiselles coiffées. Je me sens bien, trop peut-être, car j'affiche au 80 ème km une moyenne de 29 km/h.

Mon objectif est de passer le col de Vars (2108 m) sans laisser trop d'énergie et d'attaquer le col d'Izoard dans les meilleures conditions.

Le col de Vars, c'est 14 km de montée à 6% de moyenne avec des passages à 10%. Je vais mettre une heure à le monter mais au sommet, je sens que j'ai pioché dans mes réserves. S' ensuit une longue descente vers Guillestre où un ravitaillement m' aide à bien me ressourcer.

Pour atteindre l'embranchement qui monte au col d' Izoard (2360 m , moyenne 7% passage à 10,50%) , j'empreinte la vallée du Guil toute en faux plat montant à 4/5 %,  très usant et sous une chaleur qui devient gênante.

Arrivé à 7 km de l'arrivée, au village de la Chalp, plus de jambes, des nausées et une fatigue générale me clouent pendant une heure au ravitaillement !

Au bout d'une heure, je décide de remonter sur mon vélo en me disant qu'il ne reste que 7 km et qu'avec beaucoup d'abnégation, l'arrivée au sommet sera peut-être possible. Malheureusement, après le passage de la case déserte, la barrière horaire est franchie et c'est à seulement deux kilomètres que j'abandonne. Je suis naturellement déçu mais aussi content d'avoir vécu cette expérience dans de fabuleux décors. Les vacances se poursuivent tout en récupération, cependant la montée du col de Turini (1604 m 5,30 de moyenne passage à 9,3%) par Sospel ainsi que quelques sorties du côté du Var Dracénois me réconcilieront avec mon vélo !

 

Vive le sport !

logo actm.jpg
Image JPG 115.2 KB